ClaudeValade tire sa
révérence
Claude Valade adore aider les gens à atteindre leur but, que
ce soit en sa qualité de représentant du Syndicat international ou
comme dirigeant de la section locale 555M de Montréal.
C'est ce qui va surtout lui manquer, estime-t-il. «J'aime
collaborer étroitement avec les personnes pendant les
négociations et le recrutement. Ce n'est pas évident d'essayer de
les amener à unir leurs forces sans toutefois trop exercer de
pressions sur elles.»
C.Valade a pris sa retraite en janvier après avoir été pendant
10ans représentant du Syndicat international. Il s'est joint à
ce dernier en 1962, en qualité d'opérateur de caméra-couleur et
d'opérateur de scanneur.
Membre du Comité des règlements, du Comité des finances et du
comité à l'origine de la fusion des sections locales 27L et 91B
ayant débouché sur la création de la section locale 555M,
C.Valade agit auprès de cette dernière comme membre du conseil
exécutif et comme fiduciaire avant d'en devenir le
secrétaire-trésorier en 1969. En 1974, il est élu vice-président
et secrétaire de séance à temps plein.
En novembre 1982, C.Valade est nommé président de la section
locale 555M, succédant à NormandSarault, nommé représentant
du
Syndicat international. Il demeure à la barre de la section
locale jusqu'à sa nomination au poste de représentant du Syndicat
international en février1993.
Selon C.Valade, un des plus gros défis posés par la négociation
de contrats et les campagnes de recrutement consiste à s'adapter
chaque fois à la situation propre à chaque lieu de travail. «Ce
n'est pas toujours évident et il est arrivé que nous devions nous
battre jusqu'au bout pour éviter les mauvaises surprises.»
Le secteur de l'imprimerie a connu par ailleurs des changements
technologiques rapides qui n'ont pas été sans défis, estime
C.Valade, «Nous avons dû nous adapter aux transformations dans
la technologie numérique et les méthodes de travail pour que nos
membres conservent leurs emplois.»
S'estimant très reconnaissant envers le Syndicat pour avoir mis
sur pied des caisses destinées à permettre aux membres de jouir
de leur retraite, C.Valade a déclaré qu'il espère pouvoir lui
aussi en profiter une fois qu'il se sera complètement remis d'une
récente opération au dos.
Après sa convalescence, qui devrait durer de six à huit mois,
C.Valade compte bien reprendre une vie active et profiter de
l'existence. Outre le ski, la pêche et le golf, il adore
travailler avec les groupes communautaires et sociaux de sa
région. Il se promet aussi de passer plus de temps avec ses fils
Luc et André.
Pour C.Valade, la retraite est certes une récompense après tant
d'années passées à servir le monde syndical; mais il tire sa plus
grande satisfaction du plaisir qu'il éprouve à rencontrer les
gens et à se faire dire quel travail formidable il a accompli.
«C'est une marque de reconnaissance inestimable pour moi--comme
pour tout mouvement syndical.»
Le Conseil général du SICG a adopté une résolution visant
à
souligner le «travail remarquable» accompli par C.Valade qui,
du fait de sa maîtrise des deux langues officielles du Canada, a
su parler au nom des membres d'expression française et anglaise
et les a admirablement bien servis lorsqu'il s'est agi de
négocier les accords salariaux en sa qualité de représentant du
Syndicat international et d'inciter les sections locales du
Québec à collaborer ensemble.
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